Pourquoi remplacer votre chaise de bureau par une swiss ball soulage vos douleurs lombaires ?

Personne assise sur un swiss ball à son bureau, dos droit et posture dynamique
15 mars 2024

Remplacer sa chaise par un Swiss Ball n’est efficace contre le mal de dos que s’il est utilisé comme un outil de kiné, et non comme un simple siège.

  • L’efficacité repose sur la micro-instabilité du ballon qui impose un gainage postural permanent, mais limité dans le temps.
  • Une mauvaise taille, un sous-gonflage ou une utilisation prolongée annulent les bénéfices et peuvent même aggraver la posture.

Recommandation : Intégrez le Swiss Ball par sessions de 30 minutes maximum, en alternance avec une chaise ergonomique bien réglée, pour un renforcement progressif et sécuritaire.

La journée de travail s’étire et avec elle, cette douleur lancinante qui s’installe au bas du dos. Un mal si commun pour des millions d’employés sédentaires que la quête d’une solution miracle est devenue une obsession. La chaise ergonomique, souvent mal réglée, ne suffit plus. C’est alors qu’apparaît une alternative colorée et ludique : le Swiss Ball, ou ballon de gym, promu comme le remède ultime à la sédentarité au bureau. La promesse est belle : transformer le temps de travail passif en une séance de renforcement musculaire discrète. Pourtant, beaucoup déchantent, ne voyant aucune amélioration, voire une aggravation de leur inconfort.

Et si le problème n’était pas le ballon, mais la manière de l’utiliser ? L’erreur fondamentale est de le considérer comme une simple chaise. En réalité, le Swiss Ball est un outil de rééducation postural, un équipement de kinésithérapie qui s’invite au bureau. Son efficacité ne réside pas dans son confort apparent, mais dans sa capacité à générer une micro-instabilité contrôlée. Pour en tirer les bénéfices sans les risques, il ne suffit pas de s’asseoir dessus. Il faut en comprendre les règles physiologiques, les contraintes et les limites. C’est précisément l’objet de ce guide : vous donner le mode d’emploi d’ergonome pour que ce ballon ne soit plus un gadget, mais le meilleur allié de votre dos.

Cet article va donc vous guider pas à pas pour transformer votre siège-ballon en un véritable atout pour votre santé posturale. Nous aborderons les critères techniques essentiels, les erreurs à ne pas commettre et les bonnes pratiques pour une intégration réussie et sans douleur.

55, 65 ou 75 cm : quelle taille de ballon choisir pour avoir les genoux à 90 degrés ?

Le premier pas vers une posture correcte sur un Swiss Ball est le choix de la bonne taille. Cette décision n’est pas anecdotique, elle est fondamentale. L’objectif est d’atteindre le fameux angle de 90 degrés au niveau des genoux lorsque vous êtes assis, les pieds bien à plat sur le sol. Pourquoi cet angle ? Parce qu’il positionne votre bassin en légère antéversion, favorisant ainsi une courbure lombaire naturelle (la lordose) et l’alignement de l’ensemble de votre colonne vertébrale. Un ballon trop petit vous fera vous tasser, tandis qu’un ballon trop grand vous mettra en déséquilibre et créera des tensions.

Pour vous orienter, votre taille est le premier critère à considérer, mais il doit être corrélé à la hauteur de votre bureau. En effet, vos avant-bras doivent pouvoir reposer à plat sur le plan de travail, avec les coudes également à 90 degrés, sans que vos épaules ne remontent. C’est l’harmonie entre ces deux angles qui définit la posture de travail idéale.

Le tableau ci-dessous, basé sur les recommandations des spécialistes, vous offre un excellent point de départ pour choisir. Cependant, il ne remplace pas un essai personnalisé.

Guide des tailles de Swiss Ball selon votre morphologie et hauteur de bureau
Votre taille Diamètre Swiss Ball Hauteur d’assise Hauteur bureau recommandée
< 1,55 m 53 cm 45-50 cm 65-70 cm
1,55 – 1,70 m 65 cm 50-63 cm 72-75 cm
1,70 – 1,85 m 65-75 cm 55-65 cm 72-75 cm
> 1,85 m 75 cm 60-70 cm 75-80 cm

L’angle de 90 degrés est le repère visuel qui garantit l’alignement correct de votre bassin, prévenant l’affaissement de la colonne lombaire.

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Comme le montre cette image, la justesse de l’angle est cruciale. Une fois votre ballon choisi et gonflé, prenez le temps de vérifier activement que votre posture respecte ces principes géométriques simples. C’est la base de tout le travail postural qui va suivre.

Pour être absolument certain de votre choix, validez toujours [post_url_by_custom_id custom_id=’35.1′ ancre=’les critères de taille et d'angle’] avant une utilisation prolongée.

L’erreur de sous-gonfler le ballon qui annule les bénéfices posturaux et vous avachit

Avoir la bonne taille de ballon ne suffit pas ; le bon gonflage est tout aussi crucial. Une erreur très fréquente est de sous-gonfler son Swiss Ball, pensant obtenir une assise plus « confortable » et stable. C’est un contresens total qui anéantit tous les bénéfices posturaux. Un ballon mou n’offre plus la micro-instabilité nécessaire pour activer les muscles stabilisateurs profonds. Au lieu de solliciter votre gainage, il vous incite à vous avachir. Votre bassin bascule en arrière (rétroversion), votre bas du dos s’arrondit, et vous vous retrouvez dans une posture pire que sur une mauvaise chaise.

Un ballon correctement gonflé doit être ferme. Il doit vous « pousser » vers le haut et vous forcer à engager subtilement vos abdominaux et vos muscles paravertébraux pour maintenir l’équilibre. Loin d’être un effort conscient et fatigant, il s’agit d’une sollicitation posturale continue et de basse intensité. Des recherches ont même objectivé cet effet : une étude ergonomique montre que le coût cardiaque relatif augmente de 14,29% à 17,46% lors de l’assise sur un ballon par rapport à une chaise, signe d’une activité musculaire accrue. Un ballon mou réduit cet engagement à néant.

Alors, comment savoir si votre ballon est bien gonflé ? Oubliez l’appréciation subjective. Il existe un test simple et objectif : celui de l’enfoncement. Un ballon de qualité, destiné à un usage de siège, doit avoir une résistance suffisante pour supporter votre poids sans s’affaisser excessivement. Le test des 10 cm est un excellent indicateur pour valider la fermeté de votre assise.

Plan d’action : Valider le bon gonflage avec le test des 10 cm

  1. Asseyez-vous sur le ballon, dos droit, pieds à plat, et trouvez votre position d’équilibre.
  2. Demandez à un collègue de mesurer la distance entre le point le plus bas de vos fesses et le sol.
  3. Relevez-vous et mesurez la hauteur totale du ballon au même point.
  4. Calculez la différence : cet enfoncement ne doit idéalement pas dépasser 10 centimètres.
  5. Si l’enfoncement est supérieur, votre ballon est sous-gonflé. Rajoutez de l’air jusqu’à obtenir la fermeté requise.

Ce simple contrôle garantit que votre outil de travail postural est bien calibré. Relisez attentivement [post_url_by_custom_id custom_id=’35.2′ ancre=’les conséquences d'un mauvais gonflage’] pour ne jamais tomber dans ce piège.

Pourquoi ne faut-il pas rester assis plus de 2h d’affilée sur un ballon sous peine de fatigue ?

La deuxième erreur capitale, après le mauvais matériel, est l’excès d’enthousiasme. Vous venez d’installer votre Swiss Ball, vous vous sentez dynamique, et vous décidez de passer toute votre journée dessus. Grave erreur. L’assise sur un ballon, même passive, est un exercice. Elle sollicite en permanence vos muscles stabilisateurs (transverse, multifides) qui, chez la plupart des sédentaires, sont peu endurants. Rester assis trop longtemps va provoquer un seuil de fatigue musculaire. Une fois ce seuil atteint, vos muscles n’assurent plus leur rôle de soutien. Vous allez alors compenser avec d’autres muscles, créer des tensions et, in fine, vous fatiguer plus qu’autre chose, avec le risque de voir réapparaître vos douleurs.

Les experts sont unanimes sur ce point : le Swiss Ball au bureau doit s’utiliser avec modération et de manière progressive. L’alternance est la clé. Il ne s’agit pas de remplacer votre chaise, mais de la compléter. Comme le rappellent les spécialistes :

Les spécialistes ne recommandent pas que vous restiez assis plus de 30 minutes consécutives sur votre Swiss Ball

– Swiss Ball by LS Factory, Guide d’utilisation du Swiss Ball en siège de bureau

Cette recommandation de 30 minutes (voire 2 heures au grand maximum pour les plus entraînés) n’est pas arbitraire. Elle correspond au temps moyen avant que la fatigue posturale ne s’installe et que la qualité du maintien ne se dégrade. L’objectif est de stimuler, pas d’épuiser. L’idéal est de commencer par de courtes sessions et d’augmenter progressivement la durée, tout en restant à l’écoute de son corps.

Étude de Cas : Le Protocole d’Intégration Progressive

Claire Zilliox, kinésithérapeute intervenant en entreprise, a mis en place un protocole simple mais efficace. Elle recommande de commencer par des sessions de seulement quelques minutes, réparties dans la journée. Le but est d’atteindre progressivement des périodes de 30 minutes sur le ballon, toujours en alternance avec une chaise ergonomique classique. Cette approche graduelle permet aux muscles profonds de s’adapter et de se renforcer sans atteindre le point de rupture. L’alternance devient alors une stratégie dynamique : la chaise pour les tâches de concentration longue durée, le ballon pour les pauses actives, les appels téléphoniques ou la lecture d’emails.

L’alternance n’est donc pas une option, mais une condition sine qua non de réussite. Pour bien comprendre ce principe, il est utile de se souvenir des [post_url_by_custom_id custom_id=’35.3′ ancre=’limites physiologiques de l'assise sur ballon’].

Gainage dynamique : comment transformer votre siège en outil de torture pour vos abdos en 5 minutes ?

Une fois que vous maîtrisez l’assise statique, il est temps de passer au niveau supérieur et d’exploiter le véritable potentiel de votre Swiss Ball : le gainage dynamique. Il ne s’agit plus seulement de subir la micro-instabilité, mais de l’utiliser activement pour réaliser des micro-mouvements qui vont renforcer en profondeur votre ceinture abdominale et lombaire. Le terme « torture » est bien sûr une boutade ; ces exercices sont discrets, ne demandent pas de transpirer et peuvent être réalisés à tout moment de la journée sans attirer l’attention de vos collègues.

L’idée est de transformer les moments de pause ou les tâches moins exigeantes en opportunités de rééducation active. Ces exercices ciblent la proprioception – la conscience de votre corps dans l’espace – et la dissociation des mouvements. En apprenant à bouger votre bassin sans bouger le haut de votre corps, vous renforcez les muscles les plus profonds, ceux qui gainent véritablement votre colonne vertébrale et préviennent les douleurs lombaires. C’est une façon incroyablement efficace de reprogrammer votre schéma corporel et de lutter contre les effets néfastes de la sédentarité.

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Ces mouvements subtils sont le cœur de l’assise active. Voici une routine simple de 5 minutes que vous pouvez intégrer facilement dans votre journée de travail. Chaque mouvement doit être lent, contrôlé et réalisé sans douleur.

Votre feuille de route pratique : Routine de 5 minutes d’exercices discrets

  1. Bascules du bassin (Antéversion/Rétroversion) : Assis bien droit, faites rouler lentement le ballon vers l’avant en creusant le bas du dos, puis vers l’arrière en l’arrondissant. Répétez 10 fois.
  2. Cercles de hanches : En gardant les épaules et le buste fixes, dessinez de petits cercles avec votre bassin dans un sens, puis dans l’autre. 10 cercles de chaque côté.
  3. Gainage isométrique : Contractez volontairement vos abdominaux comme pour « rentrer le ventre » pendant 10 secondes, puis relâchez 5 secondes. Répétez 5 fois.
  4. Levées de jambe alternées : En gardant le bassin stable, décollez un pied de quelques centimètres du sol, tenez 3 secondes, et reposez. Alternez les jambes. 5 répétitions par jambe.
  5. Rebonds contrôlés : Rebondissez très doucement sur le ballon, en cherchant à vous grandir et à allonger votre colonne à chaque impulsion. Faites cela pendant 30 secondes.

Pour que ces exercices soient bénéfiques, la précision du mouvement prime sur la vitesse ou l’amplitude. Prenez le temps de relire [post_url_by_custom_id custom_id=’35.4′ ancre=’les principes du gainage dynamique’] pour bien les assimiler.

Système anti-burst : pourquoi est-ce une sécurité indispensable si vous avez des punaises au sol ?

L’image de la punaise au sol est caricaturale, mais elle soulève une question de sécurité essentielle et non-négociable : la résistance du ballon à la perforation. Un Swiss Ball de mauvaise qualité, s’il est percé par un objet pointu (agrafe, angle de meuble, etc.), peut éclater brutalement et provoquer une chute sévère. Pour parer à ce risque, il est impératif de choisir un ballon doté de la technologie « Anti-Burst » ou « BRQ » (Burst Resistant Quality). Ce n’est pas un argument marketing, c’est votre assurance sécurité.

Un ballon anti-éclatement ne va pas exploser comme un ballon de baudruche. En cas de perforation, sa structure spécifique lui permet de se dégonfler lentement, vous laissant amplement le temps de vous relever sans tomber. Cette caractéristique est généralement associée à une très haute résistance à la pression statique. De fait, les Swiss Ball certifiés anti-éclatement peuvent supporter jusqu’à 900 kg de poids, un gage de la robustesse du matériau. Investir dans un tel produit est une évidence, surtout dans un environnement de bureau où les petits objets tranchants ne sont pas rares.

Au-delà du label anti-burst, d’autres indicateurs de qualité et de sécurité doivent guider votre achat. Un produit destiné à un contact prolongé avec la peau se doit d’être exempt de substances nocives. La présence de certifications européennes est un excellent repère pour faire un choix éclairé et responsable pour votre santé.

Checklist essentielle pour : Auditer la sécurité de votre Swiss Ball

  1. Points de contact : Vérifiez sur l’emballage et le ballon lui-même la présence explicite du logo ou de la mention « Anti-Burst System », « ABS » ou « BRQ ».
  2. Collecte des preuves : Recherchez les labels de certification reconnus, comme le sigle allemand « TÜV GS », qui garantit une sécurité testée et éprouvée.
  3. Cohérence avec la santé : Assurez-vous que le produit est « sans phtalates » et « sans latex » (pour les peaux sensibles ou allergiques). Ces informations doivent être clairement indiquées.
  4. Mémorabilité et origine : Privilégiez les marques reconnues et les fabrications européennes (Italie, Allemagne) qui sont souvent un gage de respect des normes de qualité et de sécurité.
  5. Plan d’intégration sécuritaire : Avant la première utilisation, inspectez la surface de votre bureau pour retirer tout objet potentiellement coupant ou perforant (agrafes tombées, etc.).

La sécurité est le prérequis à tout bénéfice postural. Pour être certain de votre équipement, gardez en tête [post_url_by_custom_id custom_id=’35.5′ ancre=’ces points de contrôle indispensables’].

Mal de dos assis : les 3 réglages de chaise qui changent tout

Adopter un Swiss Ball ne signifie pas jeter sa chaise de bureau aux oubliettes. Au contraire, pour une ergonomie optimale, il faut maîtriser les deux. Une chaise de bureau, même labellisée « ergonomique », ne vaut rien si elle est mal réglée. C’est une cause majeure de douleurs, alors même que les troubles musculo-squelettiques représentent désormais 90% des maladies professionnelles reconnues en France. Savoir régler sa chaise est une compétence de base pour sa santé au travail.

L’alternance entre chaise et ballon est la stratégie la plus efficace. La chaise offre un soutien passif, idéal pour les périodes de concentration intense où le corps a besoin de stabilité. Le ballon, lui, offre une stimulation active. Avant de blâmer votre chaise, assurez-vous de maîtriser ces trois réglages fondamentaux. Par ailleurs, il est bon de rappeler l’obligation légale de l’employeur en France.

L’employeur en France a l’obligation de fournir un siège réglable et adapté selon le Code du Travail, articles R4542-1 et suivants

– Code du Travail français, Réglementation sur l’ergonomie des postes de travail

Voici les 3 réglages qui changent tout :

  • La hauteur de l’assise : C’est le réglage le plus important. Vos pieds doivent être à plat au sol, et vos genoux à la même hauteur que vos hanches, ou très légèrement en dessous (formant l’angle de 90° que l’on recherche aussi avec le ballon).
  • La profondeur de l’assise : Vous devez pouvoir passer 2 à 3 doigts entre le bord de l’assise et le creux de vos genoux. Cela évite de couper la circulation sanguine. Votre dos doit être calé contre le dossier.
  • Le soutien lombaire : Le renflement du dossier doit se situer dans le creux de votre dos. Ni trop haut, ni trop bas. Ce soutien passif permet à vos muscles de se relâcher pendant les longues périodes assises.

Étude de Cas : La Synergie Chaise Ergonomique et Swiss Ball

De nombreuses entreprises avant-gardistes ont adopté une approche mixte avec des résultats probants. La chaise ergonomique reste le « camp de base » pour le travail concentré qui demande de la stabilité pendant plusieurs heures. Le Swiss Ball, lui, est utilisé comme un « siège de pause active » pour des sessions de 30 minutes, des réunions informelles ou des tâches légères. Cette alternance intelligente permet de bénéficier du soutien passif de la chaise et de la stimulation active du ballon, en annulant les inconvénients de chaque solution si elle était utilisée exclusivement.

Maîtriser l’ergonomie de son poste de travail est un tout. Pour optimiser votre confort, assurez-vous de connaître [post_url_by_custom_id custom_id=’15.4′ ancre=’les réglages fondamentaux de votre chaise’].

L’erreur de forcer dans la douleur en pensant que « ça tire donc ça travaille »

C’est l’adage tenace du sportif débutant, et une erreur potentiellement dangereuse lorsqu’on parle de douleurs lombaires. Il est crucial d’apprendre à décoder les signaux de son corps. Toute douleur n’est pas « bonne ». Forcer sur une douleur aiguë en pensant qu’elle va disparaître avec l’effort est le meilleur moyen de passer d’un simple inconfort à une pathologie chronique, comme une lombalgie, une sciatique ou une hernie discale. La douleur est un système d’alarme, pas un indicateur de performance.

Cette culture de l’endurance face à la douleur, parfois valorisée dans le monde du travail, peut avoir des conséquences délétères, y compris sur la santé mentale. Le stress lié à une douleur chronique n’est pas à prendre à la légère. Il n’est donc pas surprenant de constater que les maladies psychiques reconnues au travail ont augmenté de +9% en 2024, un chiffre qui témoigne de la pression globale sur les salariés. Ignorer les signaux de son corps fait partie de ce cercle vicieux.

Votre mission, en utilisant un Swiss Ball ou tout autre outil de bien-être, est d’apprendre à faire la différence entre deux types de sensations :

  • La « bonne douleur » : C’est plutôt une sensation d’effort, de fatigue ou de légère brûlure musculaire localisée (par exemple, dans les abdos après des exercices de gainage). Elle apparaît pendant l’effort et disparaît rapidement au repos. C’est le signe que le muscle a travaillé.
  • La « mauvaise douleur » : C’est un élancement aigu, une douleur vive, une sensation de pincement ou une douleur qui irradie (par exemple, dans la jambe). Elle peut persister après l’effort et doit être considérée comme un signal d’arrêt immédiat.

Le « code de la douleur » est un guide pour vous aider à interpréter ces signaux et à agir en conséquence.

Les points clés à vérifier : Le code de la douleur pour différencier les signaux du corps

  1. Écoutez la sensation : Une brûlure musculaire localisée pendant un effort de gainage ? C’est probablement une bonne fatigue. Un pincement aigu dans le bas du dos en vous levant ? C’est un signal d’alarme.
  2. Analysez la temporalité : La sensation disparaît-elle dès que vous arrêtez le mouvement ? C’est bon signe. Persiste-t-elle, voire s’intensifie-t-elle au repos ? Prudence.
  3. Repérez l’irradiation : La douleur reste-t-elle locale (dos, abdos) ou descend-elle dans la fesse ou la jambe ? Toute douleur irradiante (type sciatique) est un drapeau rouge nécessitant un avis médical.
  4. Notez l’évolution : Si un exercice ou une posture déclenche systématiquement une douleur vive, c’est que le mouvement n’est pas adapté ou mal exécuté. Ne vous entêtez pas.
  5. Fixez la règle d’or : Toute douleur qui s’intensifie pendant ou juste après un exercice est un signal d’arrêt impératif. Ne jamais « travailler à travers » une douleur aiguë.

Apprendre à écouter son corps est la compétence la plus importante. Pour ne pas vous blesser, gardez toujours en tête [post_url_by_custom_id custom_id=’22.4′ ancre=’la différence fondamentale entre effort et douleur-signal’].

À retenir

  • La précision avant tout : Le bon diamètre du ballon et un gonflage ferme (enfoncement de moins de 10 cm) sont des prérequis non négociables pour activer la posture.
  • L’alternance est la clé : Utilisez le Swiss Ball par sessions de 30 minutes maximum, en complément d’une chaise ergonomique bien réglée, pour éviter la fatigue musculaire.
  • La douleur est un signal, pas un objectif : Apprenez à différencier la fatigue musculaire bénéfique d’une douleur aiguë, qui doit imposer l’arrêt immédiat de l’exercice ou de la posture.

Comment soulager durablement le mal de dos lié au télétravail grâce à 15 minutes de yoga ?

Le Swiss Ball est un outil formidable pour le renforcement et le gainage des muscles profonds. Cependant, une approche complète du mal de dos ne peut se passer de son complément indispensable : l’assouplissement. La position assise prolongée ne fait pas que fragiliser les muscles du dos, elle raidit également d’autres chaînes musculaires, notamment les muscles fléchisseurs de la hanche (psoas) et les ischio-jambiers. C’est cette combinaison de faiblesse et de raideur qui crée les déséquilibres posturaux à l’origine de nombreuses douleurs lombaires. En France, l’enjeu est de taille : selon l’Assurance Maladie, le mal de dos représente 20% des accidents du travail.

C’est ici que le yoga entre en jeu, non pas comme une pratique spirituelle complexe, mais comme une boîte à outils d’étirements ciblés et de mobilité articulaire. Une courte routine de 15 minutes, pratiquée régulièrement, peut faire des merveilles pour contrebalancer les heures passées assis. Elle permet de redonner de la souplesse aux zones qui se sont enraidies et d’améliorer la mobilité globale de la colonne vertébrale.

La synergie est alors parfaite : le Swiss Ball renforce les fondations (vos muscles stabilisateurs), tandis que le yoga assouplit la structure et lui redonne sa liberté de mouvement. Cette double approche est particulièrement pertinente pour les télétravailleurs, souvent moins bien équipés et plus enclins à rester immobiles pendant de longues périodes.

Votre feuille de route pratique : Routine « La Décompression du Télétravailleur » en 15 minutes

  1. Posture de l’enfant (3 min) : À genoux sur un tapis, écartez les genoux de la largeur des hanches, et penchez-vous en avant pour allonger les bras loin devant vous, le front au sol. Respirez profondément dans votre dos.
  2. Étirement du dos sur Swiss Ball (3 min) : Asseyez-vous sur le ballon, puis avancez les pieds jusqu’à ce que votre dos repose entièrement sur le ballon, en extension douce. Laissez la gravité étirer votre colonne et ouvrez les bras en croix.
  3. Posture du pigeon (3 min) : À quatre pattes, amenez un genou vers l’avant entre vos mains et allongez l’autre jambe derrière vous. Cet étirement puissant ouvre les hanches. Tenez 1min30 de chaque côté.
  4. Torsions douces assises (3 min) : Assis en tailleur, posez une main sur le genou opposé et l’autre derrière vous. Tournez doucement le buste pour regarder par-dessus votre épaule. Tenez 1min30 de chaque côté.
  5. Respiration finale (3 min) : Allongez-vous sur le dos, genoux pliés ou en vous servant du ballon pour soutenir vos mollets. Concentrez-vous sur votre respiration abdominale pour un relâchement complet.

Pour une approche véritablement holistique de votre santé dorsale, n’oubliez jamais que le renforcement doit s’accompagner d’assouplissement. Relire [post_url_by_custom_id custom_id=’22’ ancre=’les principes de cette synergie’] est essentiel pour un bien-être durable.

En intégrant ces principes et ces routines dans votre quotidien, vous ne subirez plus votre posture de travail, mais vous en deviendrez l’acteur principal. Il est temps d’évaluer la solution la plus adaptée à vos besoins spécifiques et de commencer dès aujourd’hui à investir dans la santé de votre dos.

Rédigé par Thomas Lefebvre, Diplômé de l'Institut National de Podologie et titulaire d'un DU de Podologie du Sport, Thomas exerce depuis 14 ans auprès de coureurs sur route et de traileurs. Il est expert dans l'analyse vidéo de la foulée et la conception d'orthèses plantaires. Il collabore régulièrement avec des marques de running pour le développement de semelles techniques.

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